Procrastination : Christèle Albaret nous explique comment passer de l'intention à l'action en trail

Vous avez les jambes, mais votre esprit vous freine ? La procrastination n'est pas de la paresse, c'est un bouclier invisible que votre cerveau dresse pour vous "protéger". Dans ce nouvel épisode de Queen of the Mountains, l'experte en santé mentale Christèle Albaret nous livre les clés pour briser ces chaînes psychologiques. Découvrez pourquoi vous repoussez vos séances et comment la "stratégie de la brosse à dents" va révolutionner votre approche du trail.

Les racines psychologiques du report d'entraînement

Le phénomène de procrastination ne surgit pas du vide ; il prend racine dans des causes identitaires ou liées à une charge excessive.

Pour beaucoup de femmes, ce blocage est alimenté par une surcharge mentale où le sport finit par passer au second plan.

Le perfectionnisme joue aussi un rôle majeur : on attend d'être "parfaitement prête" pour s'inscrire à une compétition, alors que le propre du trail est d'accepter l'imprévisibilité.

Cette attente du moment idéal est en réalité une forme de fuite face à l'exposition et au jugement.

"La procrastination n'est pas une histoire de feignantise... c'est un mécanisme de défense du cerveau."Christèle Albaret

Transformer la culpabilité en puissance d'action

Au lieu de subir la culpabilité comme un frein, il est possible de l'utiliser comme un appel à l'action.

Christèle Albaret insiste sur l'importance d'un alignement avec son entourage : en affirmant son besoin de s'entraîner, on passe du statut de "sacrifiée" à celui d'athlète souveraine.

L'influence du collectif est également un puissant moteur.

S'intégrer dans des groupes de course permet de briser les plafonds de verre et de se sentir légitime sur une ligne de départ, effaçant ainsi la peur de réussir ou de prendre trop de place.

La méthode de la mise en mouvement immédiate

L'erreur fondamentale est de croire que la motivation doit précéder l'effort.

En psychologie sportive, c'est l'action qui génère le mouvement, lequel crée ensuite le sentiment de motivation.

Pour contrer les sabotages de l'esprit, l'astuce consiste à automatiser la pratique : c'est la "stratégie de la brosse à dents".

On ne se demande pas si l'on a envie de se brosser les dents, on le fait. Enfiler ses chaussures de trail sans laisser place au débat intérieur permet de court-circuiter le cerveau et de transformer l'intention en réalité.


Retrouvez les derniers épisodes de Queen of the Mountains

Suivant
Suivant

Mathieu Blanchard : “un changement lourd émotionnellement”