Trail aux Jeux Olympiques 2030 : pourquoi le CIO a dit non
Le trail running sera-t-il bientôt présent aux Jeux Olympiques ? Alors que l'espoir d'une intégration historique aux JO d'hiver 2030 dans les Alpes françaises grandissait, le CIO a définitivement fermé la porte aux sports outdoor de transition. Entre ambitions brisées et refus catégorique des instances, découvrez pourquoi le trail devra encore attendre avant de décrocher l'or olympique.
Alors qu'Edgar Grospiron, président du comité d'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2030, avait avancé l'idée de voir des sports additionnels outdoor, tels que le trail et le cyclo-cross, faire leur apparition dans les Alpes françaises, le CIO a clairement fermé la porte à cette hypothèse.
L'idée du président de l'ancien champion olympique de ski de bosses, qui était de proposer des sports "entre 0 et 1 000 mètres", où "il n'y a rien", avait suscité une levée de boucliers de la part des fédérations internationales de sports d'hiver, qui, dans un communiqué, s'étaient dites "fermement convaincues qu'une telle approche affaiblirait la marque, l'héritage et l'identité qui font le caractère unique des Jeux Olympiques d'hiver – une célébration des sports pratiqués sur la neige et la glace, avec une culture, des athlètes et des terrains de jeu qui leur sont propres".
A l'occasion de son conseil exécutif réuni à Lausanne les 6 et 7 mai, le CIO a sifflé la fin de la partie, sa présidente, l'ancienne nageuse sud-africaine Kirsty Coventry, ayant déclaré : "Il n'y a pas de place pour des sports d'été aux Jeux olympiques d'hiver, il ne s'agit que de neige et de glace." Les partisans de l'introduction du trail au programme olympique reporteront leurs espoirs sur les Jeux d'été de Brisbane, en 2032.

