Canicule : l’Ultra Marin et le Marathon du Mont Blanc entre annulation et sursis
Face à la canicule et ses températures extrêmes en France, l'incertitude plane sur les compétitions en plein air. Alors que la préfecture du Morbihan impose l'annulation du 100 km de l'Ultra Marin pour préserver la sécurité, l'organisation du Marathon du Mont-Blanc à Chamonix maintient une vigilance maximale pour adapter ses épreuves.
Photo © Marathon du Mont-Blanc
La canicule qui frappe en ce moment l’ensemble de la France, a inévitablement des conséquences sur les événements sportifs en plein air, notamment de trail.
La préfecture du Morbihan a ainsi annoncé mardi l’annulation du 100 km de l’Ultra Marin, qui devait se courir ce jeudi autour du golfe du Morbihan.
"Alors que des températures proches de 40°C sont encore attendues jeudi après-midi dans le département, cette décision de prudence a été prise afin de garantir la sécurité des participants, des bénévoles et de l’ensemble des personnels mobilisés", indique le communiqué.
Qu’en est-il de l’autre grand rendez-vous de la fin de semaine, le Marathon du Mont-Blanc ?
Joint ce mercredi, son organisateur Frédéric Comte se veut rassurant : "On a reçu une demande vigilance de la préfecture pour que tout soit mis en œuvre pour la protection de notre public, mais nous ne sommes pas en alerte rouge. 17 manifestations sportives se sont tenues le week-end dernier en Haute-Savoie alors qu’il faisait déjà très chaud, ça s’est très bien passé, il n’y a eu aucune annulation. L’an dernier, il faisait 34° à Chamonix, là, on sera autour de 31° pour le 90 km (départ vendredi matin), une vingtaine à 2 000 mètres d’altitude, donc il n’y a aujourd’hui pas de raison d’annuler."
Reste que le directeur du Club des sports de Chamonix reste vigilant : "Maintenant, la balle est dans notre camp, on va réunir jeudi matin notre jury de course, qui comprend notamment tous les organismes de secours ; en fonction des bulletins météo, on prendra des décisions, en particulier celle du balisage du 90K, sachant qu’il y a des risques d’orages vendredi après-midi. On est incapables de prédire maintenant leur localisation et leur densité, mais on peut jouer sur quelques horaires de course et on a un système de secours désormais bien rodé, avec des lieux de « stockage » pour mettre à l’abri les participants si besoin, des itinéraires de repli, et, en cas de fortes chaleurs, la possibilité de rajouter des points d'eau ou de renforcer l’équipe médicale. Nous mettons tout en œuvre pour que ça se passe bien, mais on n’est jamais à l’abri d’un coup de chaud, ça peut même arriver quand il fait 25°."

