Comment Qonto s’est associé à Théo Detienne
Banque en ligne française lancée en 2017, Qonto s’est engagée mi-avril comme partenaire de l’ultra-traileur Théo Detienne, passé en début d’année de New Balance à Brooks (voir Mile & Stone #66). Comment s’est noué ce partenariat ?
Image © Qonto
"Je suis arrivé chez Qonto en septembre, c'était une création de poste, l’idée était alors de creuser dans quelle mesure Qonto pouvait commencer à mettre un pied dans le sport, répond Baptiste Colonna-Césari, responsable influence et ambassadeurs de la banque. On a exploré plusieurs solutions, échangé avec des clubs, des ligues, des athlètes, et par le plus grand des hasards, Goulven Cornec (cofondateur de l’agence Fraich’Touch) m'a alors contacté sur Linkedin en me parlant de Théo. Il s'avère que le trail avait été l'un des sports que nous avions identifiés, avec le padel, pour notre cible, car c'est un sport d'entrepreneurs."
Le profil du traileur de 27 ans, vainqueur l’an dernier du 90 km du Marathon du Mont-Blanc et très actif sur les réseaux sociaux (200 000 abonnés sur Instagram), séduit alors ce dernier : "Le client type de Qonto a actuellement un peu plus de 30 ans, l'idée en s'associant avec Théo, qui est une personnalité du trail mais a aussi une forte puissance sur les réseaux sociaux, c'est de pouvoir s’adresser à une cible légèrement plus jeune, entre 20 et 30 ans, mais qui a quand même ce profil entrepreneuriat. On veut surtout travailler sur la partie « brand awareness », à savoir que quand un jeune décide de se lancer dans l'auto-entreprise, il ait Qonto à l'esprit."
Pour Goulven Cornec, la signature de ce partenariat, pour un montant qu’aucune des deux parties ne souhaite dévoiler – "C'est dans le très haut du panier des partenaires de Théo, il n'y a que Brooks au-dessus", consent à lâcher l’agent – n’est pas forcémemnt le signe d’une ouverture du marché du trail à des partenaires non-endémiques : "Ça fait maintenant deux ans qu'on en prospecte, on s'est pris des centaines et des centaines de portes et pour l'instant, les taux d'acceptation sont encore très bas ; en revanche, l’avantage de ces néo-banques, c’est que les prises de décision sont beaucoup plus agiles, il suffit parfois d’une personne convaincue en interne pour que ça aille vite."
En l’occurrence Baptiste Colonna-Césari, qui reconnaît "une affinité pour les sports d’endurance", pratiquant lui-même le triathlon, mais précise : "Comme c’est notre tout premier ambassadeur sport, je n’ai pas été le seul décisionnaire pour partir dans cette aventure, on a pas mal échangé en interne." Le premier mais pas le dernier ? "L'ambition est d'avoir d'autres ambassadeurs, je ne saurais pas vous dire combien, ça dépendra vraiment des opportunités."

