Impact carbone de l’uTMB: Protect Our Winters offensif
Profitant de la caisse de résonance de la semaine de l’UTMB, l’association Protect Our Winters (POW), qui échange régulièrement avec les organisateurs sur les questions d’impact environnemental, a pris la parole pour évoquer "les progrès timides" de l’épreuve en la matière, mais également pour alerter sur le fait qu’au même rythme, l’objectif annoncé de réduire cet impact de 20 % à horizon 2030 ne serait pas atteint.
"On réagit sur les chiffres de 2025 qui n’ont toujours pas été publiés, explique à Mile & Stone Antoine Pin, directeur POW France. On s'est permis d'en partager une partie pour lancer la discussion autour du fait que certes, l'empreinte carbone a baissé de 3 % entre 2024 et 2025, ce qui n’est pas rien, mais que les conditions ne sont pas réunies pour atteindre l’objectif en 2030. Aujourd’hui, si l’on reste sur la même méthodologie qui est la leur, ils seront plus autour de 15-16 %."
L'association préconise plusieurs solutions : espacer les éditions, réduire la fréquentation (participants, accompagnants, partenaires) et/ou adresser plus sérieusement le transport en avion (38 % des coureurs, 50 % viennent en voiture). "On ne demande évidemment pas des quotas sur les origines des gens, par contre, on invite l'UTMB à considérer cette question du transport aérien, non pas comme une mesure environnementale, mais comme faisant partie intégrante d'un système sportif à revoir. Peut-être qu’une solution serait de limiter l’avion aux élites. C'est en tout cas l'occasion de plonger les mains dans le cambouis du règlement sportif d'autant plus que le trail n’est pas un sport régi par une fédération, l’UTMB a la mainmise sur ce sujet. C'est aussi pour ça qu'on ne les lâche pas trop !"

